Saturday, January 02, 2010

De Didier Ober (extrait de T-B 24)

La mort a tout envahi
et règne
Le monde s’est éteint
Plus rien ne vient
Mes rêves se sont enfuis
consumés
comme je me consume
jour après jour
je m’enfonce
de plus en plus lourdement
dans la boue de ce monde
insensé
et délibérément inconscient

Les rêves se sont effondrés
au fond d’un cauchemar
qui chaque jour gagne en réalité

Nuit calcinée

Pourtant
tout n’est pas encore fini
Rien n’est encore joué

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins