Saturday, July 24, 2010

De Frédéric Perrot : hommage à Bashung

Rudement perdu (à la sueur de mon front)

mes bras connaissent
la menace du futur
les délices qu’on ampute
pour l’amour d’une connasse
Alain Bashung


à tous ceux qui aiment, l’incendié volontaire…


le salaire de l’amour
ne m’a pas été versé
j’en ai pourtant sué
pour un mot un regard

des horaires impossibles
et des tâches ingrates
à la chaîne
sans entorse à la règle
qui veut
que l’un aime
et que l’autre
se laisse aimer…

injustice injustice
qui commence dans l’alcôve…

le salaire de l’amour
ne m’a pas été versé
j’en ai pourtant sué
mouillant ma chemise
pour un mot un regard
un fantôme de baiser

des horaires impossibles
et des tâches ingrates
corvéable à merci
homme de peu
homme de peine…

car qui croit
qu’il sera récompensé
n’est qu’un chien
qui mérite sa laisse…


(11 décembre 2009)

1 comment:

Anonymous said...

étrange cette période "domages"...

Fabrice

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins