Sunday, October 17, 2010

De Sébastien Cochelin (extrait de T-B 47)

Puis vint le jour de pluie le fatal jour qui porte vos pieds sur des chemins parcourus non plus pour le contentement qu’ils procurent mais pour l’absence d’humidité qu’ils offrent s’offrir au sublime ainsi est impossible on regarde sans regarder vraiment la toile qui d’habitude forme votre firmament piteux on ne sait où se poser on n’ose lever les yeux qui formeraient une sorte de blasphème du fait de l’indisponibilité d’être là ils ne s’élèvent ainsi pas au dessus de la signature et voilà un détail tout neuf du fait de la réfraction maline un coude étrange non pas une histoire de vertèbre à la Ingres les coudes n’ont pas de vertèbres mais une gestuelle étrangère au tableau un bercement suggéré qui me rappelait justement celui de ma mère celui de ma femme aussi quand pour la première fois elle tendit ses mains pour me faire embrasser sa poitrine mais le drapé du manteau revint en soulagement et me permit de m’endormir dans le bleu profond.

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins