Tuesday, December 31, 2019

Incipits finissants (77)


Ceci est une histoire d'image. Avec les amis de la Girafe (Murielle, Xavier, Frédéric, Jean-Claude et Florent) – à Pistons, je précise - j'ai été amené à poursuivre une réflexion poussée sur les conséquences qu'un titre pouvait avoir sur la tonalité générale donnée à une activité.
En l’occurrence, il s'agit du « Citron Gare », donc de l'association qui porte ce nom, publie ce poézine et s'efforce d’œuvrer dans la micro-édition.
Au sortir de la torpeur subie dans un marché de la poésie, les collègues poètes m'ont dit : tu aurais pu les appeler autrement, tes éditions. Oui, c'est vrai que j'ai trouvé ce nom de « Citron Gare » en un peu moins de onze secondes. Donc, il n'est peut-être pas parfait. Mais à part « Citron Gare », ça serait quoi, par exemple ?
« Pamplemousse Aérodrome », me répondirent-ils en chœur. C'est plus joli certes, et surtout plus class que « Citron Gare ».
J'imagine déjà les textes que je pourrais éditer. Rien qui râpe, tout qui caresse. Les vacances, des pays chauds en toile de fond, sans un bruit de moteur, estompé par l'altitude. Mon (absence de) Dieu ! C'est des coups à finir bien, ça…
Plus facétieux, j'entends à présent : « Pomélos Grand Port ». Là, c'est autre chose que « Pamplemousse Aérodrome ». À vrai dire, en apparence, cela me semble moins class. Ça demeure toutefois très efficace. Sauf que je n'ai pas envie de créer une collection plus sexuelle, moi. Cela augmenterait sans nul doute les ventes !…Cependant, vu l'actualité, ce titre risquerait de m'attirer le même type d'ennuis que ceux des hommes des chaudes bises (politiques, footballeurs, gourous, acteurs et autres producteurs de fric). Et je recevrais – qui sait ? - des plaintes des… offices de tourisme !
Et si, par hasard : « Tomato Aéroport » ?... Non, non, désolé, ça fait trop kick boxing de sortie de garage...Ou bien supplice indien...
Alors quoi ? « Orange Vélib » ? Là, pour le coup, j'ai peur que ça m'enferme  dans le créneau parisien. Trop bobo, sans aucun doute. Et puis, les objets connectés, tout ça, ce n'est pas encore très anarchiste…
Et si, malgré ces marques de sollicitude, le « Citron Gare » était le mieux ? Ce nom bizarre comporte un soupçon de brutalité dans l'engagement, quelque chose qui sent la rouille des bastons, se situe en marge et que l'on voudrait mettre au rancart. Je suis désolé pour vous, les girafons, c'est ce titre qui me convient le mieux, en définitive !…
P.M.

Numéro 77 de Traction-brabant


Le numéro 77 de "Traction-brabant" est vendu au prix de 2,40 €.

Pour plus de précisions, contact association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Présentation

"TRACTION-BRABANT" (alias T-B pour les intimes) est un fanzine d'écriture, de poésie et autres textes courts, créé en janvier 2004 par Patrice MALTAVERNE (conception, écriture, choix et mise en page des textes) et Patrice VIGUES (illustrations).

"TRACTION-BRABANT" existe aussi et surtout sous sa version papier à une cent soixante-dizaine d'exemplaires par numéro. Le poézine est à parution aléatoire, quoique... si tous les deux trois mois, les combattants sont en forme, un nouveau numéro sort de leur tanière.

"TRACTION-BRABANT", aujourd'hui publié par l'association Le Citron Gare, ne demande aucune subvention, le poézine a juste pour but de faire circuler à son modeste niveau une poésie pas trop classique ni trop molle surtout, ainsi que de véhiculer certaines pistes de réflexion, sans pour autant qu'il ne soit tranché dans le vif.

Plus précisément, à l'origine, TRACTION-BRABANT est la contraction de traction avant, l'auto et de brabant double, la charrue à double soc. Cela montre avant tout notre nostalgie pour ces vieux objets mécaniques ainsi que notre méfiance par rapport à un progrès non mesuré...

Les auteurs (poètes, illustrateurs) présents dans "TRACTION-BRABANT" sont plus de cinq cents, d'après les dernières stats.

Ce blog a pour but de reproduire des extraits du zine sous sa version papier et de faire connaître davantage ce que nous faisons....

Enfin, "TRACTION-BRABANT" s'efforce d'encourager ses participants à des échanges de textes et d'idées et pourquoi pas à de possibles rencontres.

P.M.

Contact pour l'association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Bon allez ça va j'me casse



Webzine La belle-mère dure

Venez nombreux participer à cette nouvelle revue "La belle-mère dure" : trois numéros à ce jour. Les contributions, le titre donne de la matière (!), seront publiées sur le blog dont lien bien attaché.


Bonnets de nuit s'abstenir !

D'Isabelle Alentour (extrait de T-B 77)

L’Hirondelle, (extraits).

Qui tombe ce matin
dans le creux du matin ?

Un corps opalescent
frêle comme un sourire
qui sait que rien ne dure
et simplement s’efface

Qui tombe ce matin
dans le creux du matin ?

Deux mains qui battent l’air
deux ailes éperdues
tout autour le ciel blême

Qui tombe ce matin
dans le creux du matin ?

Sa bouche n’a d’espace
que l’envers d’un caillou
les lèvres y restent closes
les paupières muettes

Qui tombe ce matin
dans le creux du matin ?

Je l’entends respirer
elle ne respire

L'insecte se rétracte mais ne se rend pas de Patrice VIGUES



Malta compil : 1995 (avec Windows media player)

Pour continuer dans le désespoir cette séquence nostalgie, ce poème daté de 1995 "Le tête à queue de la jeunesse posthume", sur un accompagnement sonore de Boostie "Because we love this" :

Nous sommes dans le vieux printemps du corps
Sans autre vie que celle-ci
Droits devant elle
Après le vent de terre qui l'a conclue

Pas de fenêtres ouvertes sur le vide

Sait-on ce qui viendrait nous prendre
Comme une révélation trop légère ?

D'ailleurs ce n'est pas d'aujourd'hui
Qu'en se mordant la queue
Les héros souffrent avec élégance

Le bon vent de l'avoine dépouille la chair de leurs os
Sur la face cachée des villes

Très vite plus vite encore que dans la bouche
Les mots s'effacent pour la danse finale

Ils courent dans le jardin
A la lune incorruptible

De Clémentine Plantevin (extrait de T-B 77)

Ramures

Les arbres ont fini de pleurer
Feuille à feuille
Les rayons de l’été

Ils ont rendu à la terre froide
Les dernières gouttes de soleil
Qui vont crisser sous nos pas gris
Le cœur plein de cernes
Ils tendent fières leurs ramures
Nues parfaites
Au ciel blanc

Ils se dressent patients
Dans le silence
Des brumes lentes

Incipits finissants (23)

L’hermétisme en poésie a de beaux jours devant lui. Personne n’aurait misé un cachou là-dessus, à l’époque où le fric n’était pas devenu une denrée rare. Mais il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, c’est la guerre, la civile, sans foi, âme ni loi.
Au début on a tous très bien rigolés, téléspectateurs en détresse intérieure. On ricanait contre ceux qui y croyaient encore, à l’information, car il en tombait des tonnes dans notre capsule. Des trucs faux, qui ressemblaient à des canettes de Canada dry, des machins remplis d’images qui étaient censés flatter l’âme comme un verre de bon vin, des bras d’honneurs polis aux violeurs des familles qui finissaient toujours bien pour les gentils citoyens.
Oui, quelque chose de normal, de rassurant, de trop banal pour être juste.
Et puis, un jour, la bonne vieille mire d’antan a remis le couvert à partir de vingt heures sur les écrans. Faut dire qu’entretemps, le spectacle avait changé.
Il y avait bien Heidi en version remasterisée, mais le reste de la journée, les discours succédaient aux parades militaires, aux chorales viriles et aux offres de tickets de rationnement.
Donc, lorsque la société a pris l’eau de A à Z, les poètes avaient déjà plus d’une longueur d’avance. Leurs phrases en apparence débiles ont recommencé à être distribuées sous le manteau : elles n’avaient pas de prix, puisque les mots signifiaient de nouveau quelque chose. Et puis, on n’avait plus besoin de pubs puisqu’il n’y avait plus de sous.
Quelque part, un couple de gorgones s’éboula sur des tronches de touristes à régime sans sel, cinq semi-remorques bouchèrent l’autoroute du Nord durant trois bonnes heures, les sapins de Noël cramèrent dans vingt cinq villes de France sous le poids de leurs guirlandes.
Et les augures des poètes disaient :
« Les bébés d’hippocampes ont raté les marches du confessionnal »,
« Les fantômes au kérosène polluent les cœurs rayés par la pluie »,
« Les guirlandes de cendres imposent leur style à cette nuit, si longue nuit, issue de la vraie nuit ».P.M.

"Bée l'antre (aperçue à Montluçon)" (illustration de Jean-Marc Couvé)






Les sites de Jean-Jacques Nuel

Bon rendez-vous littéraire que l'annexe au site de Jean-Jacques Nuel : chroniques de revues, textes sur des auteurs "classiques" et surtout publications internet de textes personnels, téléchargeables directement...

Et en exclusivité, un site tout nouveau tout beau qui nait en 2013, il y a des textes, de l'audio et de la vidéo : cliquez ici pour en savoir plus...

De Jos Garnier (extrait de T-B 77)

car ici
dans les ciels absolus
grippés d’alcools
imaginer
d’autres vies
aux cloisons
flottantes
d’autres solitudes
difformes
aux miroirs dépouillés
de merveilleux
un bout de monde
avant le grand noir
à se demander
comment
ces sidéraux
souvenirs
d’ombres corsaires
qui s’enroulent
à tâtons
autour de la fragile
ossature
glissent et chavirent
puis
dans la plus cruelle
indifférence
se dévident
d’une minute à l’autre
épouvantable
bruit mat
explosif
papier déchiré
les voilà
ectoplasmes liquides
répandus
à même le sol
étrangement
au travers la vacillante
lucarne
d’un firmament
coloré
se froissent
d’inimaginables soupirs
discordants
car ici
les issues
sont secourables
post-scriptum : fake news
sur cœur filigrané

"L'ara -ses limites" (illustration de Jean-Marc Couvé)




De Véronique Joyaux (extrait de T-B 77)

J'avais peur du dehors
de la ville de ses bruits
sa violence et sa solitude
Je voulais m'entourer de laine
échapper à la douleur aux cris
me replier sur moi-même
pour me protéger me prémunir.
Dans la cage je n'ai trouvé que des barreaux
quelques graines et de l'eau
J'écoutais les bruits du dehors et soudain
je les trouvais beaux
Alors je me suis faite petite et me suis glissée dans la maison
La fenêtre était ouverte
et j'ai pris mon envol.

Le Raudi à Metz

Une fois n'est pas coutume. Je fais de la pub pour un site d'actualités culturelles messin. Il s'agit du Raudi, ou la culture autrement, comme c'est très bien résumé.

A côté de nombre de manifestations et d'initiatives locales présentées à la une, vous trouverez en cliquant sur le bandeau de droite un lexique messin. De quoi prendre son passeport et venir vivre en France de l'extérieur.

Vous verrez : on y arrive. J'en suis la preuve vivante ! 

A ne pas manquer également une belle série de contrepèteries messines...

Le Raudi, c'est ici.

Sunday, January 13, 2019

D'Armand Ségura (extrait de T-B 77)

LA CONQUÉRANTE VÉNITIENNE

Lointains les sables fins des points d’évasion !
Cadencés, défilant dans l’azur,
 leurs grains blonds entrent
dans l’espace ivre et le temps fugitif,
dans la voûte des mains
 et le motif parsemé de nos doigts confondus.
 Derrière le muscat, la dune raconte ton corps,
démasquant l’apparat. De milliers de débats,
 apprêtant mille perles. De décembre à octobre,
ma Vénus, tu déferles comme la cire fond
des chandeliers en étain,
effigie fixe, esprit chaud des bougies.


Saturday, January 05, 2019

Friday, December 28, 2018

Traction-brabant 77

Ami poète, quand tu commenceras à toucher ta bille, quand tu penseras avoir compris les rouages de l'inspiration, que tu seras parvenu, aux yeux de quelques personnes, à exprimer par écrit une émotion, tu toucheras la médaille de ta récompense et décideras de ralentir le rythme, parce que c'est bien mérité.
Tu t’assoiras dans un confortable sofa rouge, style art nouveau. Tu boiras de meilleurs alcools, tu mangeras mieux et moins (pas de viandes, à cause de la couleur du sang), tu sentiras alors comme les fleurs n'ont pas toutes un parfum identique et tu t'attarderas à en saisir les moindres nuances. Tu choisiras celle-ci plutôt que celle-là. Tu te déplaceras en permanence dans un magasin de luxe sans t'en rendre compte.
Et tu tomberas ainsi dans le piège le pire, celui de la littérature, de l'art pour l'art.
Tu détesteras les outrances de ces jeunes apprentis sorciers qui cherchent à forcer le trait, tu te sentiras plus malin qu'eux, tu n'achèteras plus leurs écrits que tu trouveras peu intéressants. Car tu auras tout compris du bon dosage. Tu recycleras en mots la moindre de tes émotions. Cependant, même, lorsque par hasard, l'émotion sera forte, tu iras la chercher dans les livres.
Tu te claquemureras pour ne plus voir la réalité en face. Tu éviteras comme la peste les duels trop voyants. Il faut dire que des prix et d'autres récompenses tu obtiendras de plus en plus. Tu ne sortiras plus du même tambour de la même machine, ta langue sera usée, sauf que tu y croiras dur comme fer.
Les suicides deviendront des fantaisies littéraires, la guerre, la pauvreté et la misère ne seront plus que des jeux vidéo destinés au quatrième âge, des jeux doux, car dénués de cris.
Au pire, tu éprouveras un ennui très vague, mais là encore, il s'agira du spleen de Baudelaire. Après tout, même les fosses communes sont remplies de la divine musique de Mozart. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter.
Le dégagement sera ton engagement. Tu auras des rhumatismes plein la tête, sans la gravité d'un cancer. Tes poèmes seront équilibrés, ta clientèle fidèle. Tu écriras pour les centres piétonniers des grandes villes d'Occident. Tu écriras pour les chiens-chiens de leurs mémères, tu mettras le nez dehors comme sur des roulettes, afin de respirer les feuilles mortes qui s'envolent à la pelle. Tes poèmes sentiront la camomille des (r)assis.
Tu deviendras vite un vieux con de poète, cherchant à sauvegarder aux dépens des autres tes prébendes. Et là, je te rassure. Tes performances ne seront que des béquilles de jeunesse et tes points d'exclamation des vocalises de maisons de retraite(ment).
P.M.

Thursday, December 20, 2018

De Samuel Calixte (extrait de T-B 77)


Nos danses
C'est un crime que de n'avoir pas
Choisi
De nous deux celui qui pour cette fois
Pourrait
Par les mains par les mots ne plus voir
Ici
Que sa gueule au milieu de ces draps
Mouillés

Inutile de chercher à donner
Un rythme
À nos danses et gestes adroits
Souvent
Consentants que nous sommes d'un accord
Tacite
De s'offrir mais de prendre
Pourtant

Qui aura de nous deux le premier
Raison
De tant d'efforts en somme qui pourra
Briller
Et implorer à l'autre mille
Pardons
Sans jamais un instant
Le penser

Wednesday, December 12, 2018

Incipits finissants (69)

Drôle de pays pour un jour. C’est que l’on reçoit le président. Du coup, je suis désolé que nous ayons les idées si mal placées, sauf qu'aujourd’hui tout est sans-dessus dessous. Les nerfs sont à vif et croyez-moi, pour une fois sur trois cent soixante, ce n’est pas le sexe qui nous obsède. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne soyons pas obsédés, même si l'on ne voit personne à poil dans notre viseur. Cela aurait pu, hélas ce n’est pas le bon jour pour une telle fantaisie.
Les couvreurs, dont les formes noires tapent sur le toit, sont des snipers. Les baguettes de pain sont des Kalachnikov. Les sacs en plastique sont des bombes à fragmentation. Les treillis rangers sont des tenues commandos. Le centre-ville est un cimetière. Les camions poubelles sont des chars d’assaut. Les mecs en costards sont des agents en sécurité. Les gros sont des gilets pare-balles. Les chiens sont des bergers allemands, eux pardon, des pitbulls. Les fourgons sont des blindés. Les avions sont des hélicos. Les hélicos sont des bombardiers. Les étuis à violons sont des mitraillettes. Les flotteurs sont des torpilles multicolores. Les lignes d’eau sont des bâtons d’explosifs. Les lunettes noires sont des masques à soudure. Les boites à outils sont des boîtes noires. Les tortues sont des pains de dynamite. Idem pour les escargots. Les téléphones portables sont des rabatteurs. Les fleurs sont des diffuseurs de parfums toxiques. Les ballons sont des drones. Les poissons sont des crocodiles. Les bricoleurs sont des poseurs de grenades. L’air que l’on respire est une arme bactériologique. Un gant est une main bionique. Le son d'une guitare électrique en concert est une scie circulaire en pleine séance de torture. Une perceuse est une chignole pour la cervelle. Un chirurgien en blouse blanche est un bourreau en blouson noir. Une bite d’amarrage est une mine. Un souffle d'air est l’ultime avatar d’une explosion nucléaire. Un photographe est un tireur d’élite. Un talus est le parapet d’une tranchée. Un bateau est un sous-marin. Un volet qui claque est un coup de fusil tiré dans le dos. Une statue est un espion oriental. Un poseur de lapin est un poseur de bombe. Un parapluie est une baïonnette. Une barricade est un salarié en grève. Tout cela finit par ne plus être très naturel, n’est-ce pas ?
Il y a des jours, vous pouvez m’en croire, où l'on souhaiterait vivre dans un désert, ou plus exactement, dans un endroit oublié de toute forme de pouvoir, pour ne pas avoir ce genre d'images en héritage.

P.M.

Wednesday, December 05, 2018

De Georges Cathalo (extrait de T-B 15)

Ah ! Qui saura parler du blues du 1% ?

***

A la télé, comme un peu partout, tout est fait pour nous faire dépenser et dépenser. Ne pas s'étonner alors que presque plus personne ne pense.

***

Plutôt jeûner avec les aigles et les rapaces que de s'empiffrer avec les poules et les gallinacés.

***

Il y a un temps pour se taire et un temps pour ne rien dire.

***

Sur la porte d'un magasin : "Entrez libre !" Et à l'envers était inscrit : "Sortez prisonnier !"

***

On est toujours consacré par de sacrés cons.


***

- En fait, nous ne sommes que de passage.
- Non, pas du tout : nous ne sommes que de passage, en fait.

***

Qui trouvera les mots qu'il faut pour dire aux enfants d'aujourd'hui que le Livre est le seul et l'unique objet inter-actif, sans modem, sans souris et sans électronique ?

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins