Friday, August 25, 2017

De Gabriel Henry (extrait de T-B 70)


Empreinte devant

Demain tu iras voir la ville
tu iras comme au piège
tu chercheras si les murs te savent
et tu seras déçu.
Là,
comme d’autres siècles longés à tâtons,
le ciel ne t'apprendra rien.
Les poissons presque monnaie,
les faces taillées d’une même lame et qui suivent la pente du jour,
mosaïque sale, sang légué,
on voudrait s'y fondre.
Et tout respire uni,
alors tu frôles d’oublier les quelques rues qui sur ta peau existent.
Étends la main
cœur apatride !
Tu n’es qu’une saison,
tu ne fuis rien, je sais cela.
Comme toi je suis venu
et sans tristesse
j’ai su que je n’étais pas d’ici

No comments:

Blog Archive

About Me

My photo
Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins