Thursday, December 31, 2020

Traction-brabant 59

Certaines personnes me reprochent de ne jamais me reposer, de ne jamais m’arrêter de faire quelque chose. C’est vrai : quand je n’agis pas, c’est que je ronfle. Il m’arrive même d’avoir l’impression de me reposer, alors que je bouge encore…
Et pourtant, de ma part, c’est juste une façon d’appliquer les consignes.
Dans une société de consommation digne de ce nom, il ne faut jamais s’arrêter de faire quelque chose, car cela signifie acheter et donc permettre à quelques privilégiés de ne pas bosser (y compris au jardin, qui est pourtant un passe-temps naturel, je me suis payé une griffe pour aérer la terre après mes neurones).
De plus, quand on commence à dire de quelqu’un « qu’il repose en paix » ou « paix à son âme », c’est toujours mauvais signe pour ce quelqu’un.
Ainsi, je préfère ne pas appartenir avant terme à un club qui a déjà beaucoup d’inscrits d’office : avant l’heure, c’est pas l’heure...
En réalité, le manque de repos créée du bonheur, car il y a toujours quelque marmite sur le feu, qui exige que l’on s’occupe d’elle. Et s’occuper des autres, c’est leur faire plaisir, et aussi se faire plaisir par effet boomerang (sans aucun dégât matériel apparent, je vous rassure).
En ce qui concerne l’écriture -même combat- je me suis tu jusqu’à présent, sur le sujet par peur de la concurrence ! - mais cette fois-ci, le tabou est brisé : allez y, ne vous gênez pas, bossez à donf, créez vos propres revues, si possible en version papier, parce que sinon, c’est pas drôle. Et même pas bien présentées, comme la mienne !
« Et moi, et moi, et moi dans tout ça ? », ne tarderont pas à demander les hauteurs très poliment perchés sur leur ego de papier. Eh bien vous, non plus, ça ne vous ferait pas de mal de vous y mettre. D’ailleurs, à vous observer, peu vénérables hauteurs, je subodore que vous vous éclatez pas tant que ça, en pensant qu’à votre écriture. Y a même sûrement de quoi devenir dingue, à tourner dans sa cage, avec ses mots persos...
Si ne rien faire, voire, ne pas s’occuper des autres, rendait plus heureux tout le temps, je me reposerais peut-être. Hélas, la démonstration n’étant pas apportée, je persiste et signe.
Mon seul rêve serait juste de pouvoir ne jamais m’arrêter de faire ce que je veux et au rythme que je veux, mais ça, c’est une autre histoire…                                                                                                                                                 
                                                     P.M.

Numéro 82 de Traction-brabant


Le numéro 82 de "Traction-brabant" est vendu au prix de 2,60 €.

Pour plus de précisions, contact association le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Présentation

"TRACTION-BRABANT" (alias T-B pour les intimes) est un fanzine d'écriture, de poésie et autres textes courts, créé en janvier 2004 par Patrice MALTAVERNE (conception, écriture, choix et mise en page des textes) et Patrice VIGUES (illustrations).

"TRACTION-BRABANT" existe aussi et surtout sous sa version papier à une cent soixante-dizaine d'exemplaires par numéro. Le poézine est à parution aléatoire, quoique... si tous les deux trois mois, les combattants sont en forme, un nouveau numéro sort de leur tanière.

"TRACTION-BRABANT", aujourd'hui publié par l'association Le Citron Gare, ne demande aucune subvention, le poézine a juste pour but de faire circuler à son modeste niveau une poésie pas trop classique ni trop molle surtout, ainsi que de véhiculer certaines pistes de réflexion, sans pour autant qu'il ne soit tranché dans le vif.

Plus précisément, à l'origine, TRACTION-BRABANT est la contraction de traction avant, l'auto et de brabant double, la charrue à double soc. Cela montre avant tout notre nostalgie pour ces vieux objets mécaniques ainsi que notre méfiance par rapport à un progrès non mesuré...

Les auteurs (poètes, illustrateurs) présents dans "TRACTION-BRABANT" sont plus de cinq cents, d'après les dernières stats.

Ce blog a pour but de reproduire des extraits du zine sous sa version papier et de faire connaître davantage ce que nous faisons....

Enfin, "TRACTION-BRABANT" s'efforce d'encourager ses participants à des échanges de textes et d'idées et pourquoi pas à de possibles rencontres.

À l'inverse, merci de ne pas entrer en relation avec "TRACTION-BRABANT", si vous êtes une vedette de cinoche, que vous vous la jouez professionnel(le) - rester simple ne signifie pas toujours être idiot, enfin, il me semble !

Et s'il vous plait, n'envoyez jamais plus de 10 pages format A4 (en un seul fichier et format Open office ou Word, de préférence) si vous contactez le poézine, sinon, votre manuscrit ira direct à la poubelle virtuelle, mais la poubelle quand même ! Je n'ai pas besoin de lire des tonnes de pages d'un auteur pour savoir de quoi il en retourne !

P.M.

Contact pour l'association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

La vache à traire


Chats de Mars de Julien Boutreux

La revue de Julien Boutreux, appelée "Chats de Mars", qui comprend 9 numéros et deux hors-série, vient de créer son site. Comme ça, si la revue papier s'arrête de paraître (les chats n'ayant que 9 vies), elle ne disparaîtra pas pour autant de la galaxie Internet.

Si ce site est est un "simple site", j'apprécie cette publication (oui, je sais, j'y ai été publié ! Mais pas tout seul !) par le fait que des extraits des textes y figurent, ainsi que des illustrations, ce qui donne une idée assez complète des Chats de Mars. 

Pour aller caresser les chats sans vous prendre des coups de griffe, c'est ici.


D'Elise Vandel-Deschaseaux (extrait de T-B 66)

PERIPHERIQUE

Voiture – camion – moto - en files indiennes
Périphérie cherche son centre entre ville et ceinture
Paire féerique
Atomisation – abdomen – abomination païenne
Constellation de phares
Dans la nuit noire sans fard
Le fardeau des jours s'ouate sous la
Brume des nuits de décembre
Bougies – extincteurs - lampions
Père et fée vernis
Magma doré en pointille
Un vitrail de diesel au plomb fondu
Le néon sans étain adopte une teinte spectrale
Jamais plus rien ne s'éteint sur la toile de ma ville
Dais cynique
Écrits tubesques au néon fluo
Sous la grise rampe ceinturant ces autoroutes
Périphérique
Sur l'asphalte les oiseaux périssent vite
Pneu percutant tache de sang.

Le K est redoutable de Patrice VIGUES



Malta compil : 2016 (avec Windows Media Player)

Ce n'est pas encore durant l'année 2016 qu'on rigolera, je vous préviens.

Voici un poème inédit extrait de "Réflexe criminel" :

Vous savez ce qu'est la politesse à ce stop
Je lui ai souhaité un bon week-end sans penser
À demain ou seulement à une soirée avec les copains
Il n'y avait rien d'anormal hormis quelques maisons
Le protégeant d'un vent d'automne un peu fort
Mais jamais il ne me serait venu à l'idée
Que je ne le reverrai plus ou alors de manière
Fugitive juste avant un vol de papillon comme une pureté
Voyante au regard du modèle de panneaux rouillés en vogue
Sur cette route où son corps a été découvert après

Et pour l'adaptation musicale, c'est ici (avec un titre de *Hiryu, intitulé "Box of beeps", importé de Dogmazic, http://www.dogamazic.net/).



De Bertrand Degott (extrait de T-B 25)

à Jacques Moulin

Sur les bancs de la communale
et plus tard au collège il faut
qu’enfance ou que jeunesse avale
avec l’algèbre la géo-
métrie, mais quel méli-mélo
pour d’aucuns ! – dans les cas extrêmes
le maître a ce recours point sot
vous prendrez pi vingt-deux septièmes

l’impératif reste aux annales
du calcul approché – sitôt
qu’on évalue un trou de balle
un cercle d’amis un cerceau
la chambre à air de son vélo
des bulles, c’est toujours la même
injonction qui vient au cerveau
vous prendrez π = 22/7

près d’aussi justes lois que valent
encor les péchés capitaux
et les vertus théologales ?
- on dit que l’Eternel même au
moment de séparer les eaux
a jeté cet ordre au suprême
archange autant qu’à l’angelot
vous prendrez π = 22/7

princes, la mort – c’est notre lot
commun – nous cueille au matin blême
quand retentira son grelot
nous prendrons π = 22/7

Incipits finissants (68)


Rien à faire. Après une lecture d’Artaud, je me dis que la poésie qui me procure du plaisir est irriguée par la tension. Car sans elle, je m’emmerde, je l'avoue volontiers. En affirmant cela, je n'ignore pas que tous les lecteurs de poésie ne partagent pas cet avis, la plupart d’entre eux évitant toute violence, même écrite, comme la peste. Tout simplement parce que cela les fatigue et qu'ils la trouvent néfaste.
D’ailleurs, à y regarder de près, les poètes tendus souffrent du syndrome de l’usure prématurée de leurs piles, d’autant plus que, pour demeurer dans un tel état, il faut être atteint. Et ça ne peut durer très longtemps, soit parce qu’on meurt plus vite que les autres (suicide ou maladie), soit parce que la folie et son corollaire, la révolte, se retirent et nous laissent avec un encéphalogramme plat.
Or, je commence à avoir connu pas mal de ces poètes qui ne s’appellent pas Rimbaud, mais qui m’ont fait rêver avec les premiers textes, avant de s'effacer peu à peu. Il faut croire que comme dans le sport, tout leur jus est sorti d’eux et qu’ils n’ont plus rien à dire, ce qui n’est pas une tragédie, en fin de compte. La tragédie véritable serait de ne plus rien avoir à dire et de continuer pourtant à écrire. Pensez-vous, il s'agit là d'une hypothèse d'école !
Certes, pour durer, rien ne vaut la bonne vieille poésie pépère, qui nourrit ses certitudes de perfections formelle et stylistique. J’en publie parfois et je parviens même à en écrire, car il faut bien survivre et faire vivre le genre, sauf que là ne réside pas mon bonheur profond.
Je ne suis donc pas certain qu’il faille se féliciter d’être un poète pépère. En effet, il n’est pas difficile de durer si l’on est toujours à côté de la plaque. Je ne pense pas non plus qu’il faille se faire maudit pour produire de l’énergie poétique. La tension devrait être plus un état naturel qu’une œuvre d’art.
Le seul truc intéressant me paraît être de se maintenir en éveil. Les exemples ne manquent pas, pour qui sait les voir, d’individus qui n’abdiquent pas dans leurs têtes, sans pour autant en finir avec la vie.
Sinon, il reste l’espoir de saluer l’apparition de nouveaux météores. Car si la tension n’est plus ici, elle se trouve quelque part ailleurs. Et tant pis pour la personne qu’elle traverse. L’essentiel est qu’elle renaisse indéfiniment à toutes les époques devant nos yeux de lecteurs surpris par tant d'inconfort accepté avec tant de fraîcheur d'âme. P.M. 

Des pieds et des mains (illustrations de Jean-Louis Millet et titre de Malta)




De Régine Seidel (extrait de T-B 70)

Complainte de l'ouvrier

Sur le bord de mon audace rôde ma native crédulité toujours en brèche d'espérance et j'écris ce que je veux en toute liberté. J'écris pour ne pas crier, j'écris pour ne pas chanter, j'écris pour ne pas pleurer. C'est selon ?

Poids de l'interdit venu de l'enfance jamais perdue. Ainsi on ne m'entend pas, on m'oublie. Est-ce que j'existe ?

Sur le bord de ma vie s'évanouissent comme champignons vénéneux, ou pas, des doigts d'honneur à l'adresse d'improbables imposteurs et je ferme les yeux, serre les poings pour ne pas maudire, pour ne dire mots de tous ces maux dont souffrent tous ceux comme moi et ainsi on m'oublie, on nous nie. Est-ce que vraiment j'existe ?


Et pourtant de mes mains, de nos mains, chaque jour, sortent des produits qui valent or et argent, pour d'autres que moi. Sans moi et mes potes tout cela n'existerait pas ! J'en crève, ils en crèvent, on se consume tandis que les nantis consomment sans savoir, sans vouloir savoir, niant nos peines, la valeur de notre labeur. Pour eux, est-ce que j'existe ?


Un jour, je vais crier, je vais chanter, je vais pleurer. On m'entendra. Avec tous mes potes on fera un tel fracas qu'ils ne comprendront pas. Vite nous serons chassés, réprimés, enfermés. Définitivement, je disparaîtrai, sera remplacé comme pièce de machine à broyer. On aura existé le temps d'une mêlée, le temps d'un entrefilet.


Sans identité, dans la rue, sur les quais, sous les ponts, je mourrai. Aurai-je vraiment 
existé ?

"Dès qu'on pose" (illustration de Jean-Marc Couvé)


Le Raudi à Metz

Une fois n'est pas coutume. Je fais de la pub pour un site d'actualités culturelles messin. Il s'agit du Raudi, ou la culture autrement, comme c'est très bien résumé.

A côté de nombre de manifestations et d'initiatives locales présentées à la une, vous trouverez en cliquant sur le bandeau de droite un lexique messin. De quoi prendre son passeport et venir vivre en France de l'extérieur.

Vous verrez : on y arrive. J'en suis la preuve vivante ! 

A ne pas manquer également une belle série de contrepèteries messines...

Le Raudi, c'est ici.

Monday, March 23, 2020

Le blog d'Olivier Gay

En voilà un poète qui a du vécu ! Olivier Gay n'est pas un illusionniste du verbe et c'est tant mieux.

Au contraire, il nous propose ici une poésie du quotidien qui ne fait pas semblant d'interragir avec l'univers extérieur et qui parle aussi d'amour, mais comme qui dirait "toutes taxes comprises", sans idéal exagéré, avec le poids de la vie derrière, ce qui n'a jamais empêché d'aimer, pardi !

Il se dégage de ces poèmes parfois des lueurs sombres, mais aussi souvent un apaisement qui n'est pas de surface.

En plus des poèmes, vous pouvez écouter sur ce blog pas mal de morceaux musicaux en lien. Car poésie est aussi musique !

A vous la curiosité. C'est ici.


Sunday, March 15, 2020

Incipits finissants (32)

J’ai toujours pensé que tous nos problèmes sociaux viennent des matheux. Il faut dire que les littéraires, à part couper les cheveux en quatre, ils ne servent pas à grand chose… Si, ils peuvent finir le boulot en pondant des discours de propagande mais est-ce encore de la littérature ? Tandis que les matheux, surtout s’ils restent assis le cul sur leur chaise toute la journée, ça ne les empêche pas de continuer à être utiles. En effet, quand leurs calculs se font avec des zeuros, il y a du people pour tendre l’oreille.
Pis les matheux sont de vrais magiciens. Ils ont recours à des tas de graphiques et de courbes séduisants qui en jettent.
Il reste que la matière première ne change pas. C’est le calcul. Le problème est qu’à force de compter, le matheux ne sait même plus ce qu’il compte. Ça c’est la nostalgie du x à l’école, à l’époque où ça pouvait être vraiment marrant, lorsque les parents banquaient.
Alors voilà, je prends mille salariés. J’en vire huit cent quarante sept et les colle dans la masse sombre de l’univers : les chômeurs bientôt rmistes. C’est la constante qui fait que mon calcul est en toutes circonstances validé.
De la masse des huit cent quarante sept têtes de pipes, cinq cent trente trois sont aspirées par le trou noir. Sur les trois cent quatorze qui me restent, j’en prends cent quatorze, comme ça c’est plus facile pour la soustraction, faut pas se compliquer la vie quand même, et je les envoie se faire butter dans des pays sous-développés. Ça c’est l’addition pour le trou noir après la soustraction.
Les deux cents qui sont toujours à ma disposition, je les divise par deux. Il y en a cent pour la police avec leurs tasers et les cents autres j’en fais des CRS avec leurs matraques. Ça c’est la multiplication des pains. Je les renvoie dans l’usine pour neutraliser les cent cinquante trois qui passent leur temps à se mettre en grève. De toute façon, les machines ont plus besoin d’eux parce que mes potes ingénieurs ont jeté des tas de zéro un dans leurs circuits. Oui, on est assez balaizes nous autres dans la soustraction. Alors trois moins trois égal zéro cinq moins cinq égal zéro et un moins un égal zéro. J’arrive donc à zéro tête de pipe, zéro coût. Merde j’en ai trop soustrait. Et maintenant les machines se détraquent. C’est la fin du compte à rebours, l’explosion. Un moins un égal zéro.


P.M.

Saturday, March 07, 2020

Friday, February 28, 2020

De Jérôme Hugounet (extrait de T-B 30-31)

Les tactiques du feu mettent les dispositifs à l’horreur
Les grands ensembles constitués après les exercices de réserve
Lançant Opération Tonnerre en ouvrant les hostilités
Les méditations guerrières se tiennent au garde-à-vous
Que Machiavel associe au bon sens qui défaille dans Babaorum

La marche au pas est cadencée par une gymnastique de l’esprit
Quand le bataillon passe la mesure sur les ponts en résonance
Tenant le fusil-mitrailleur dans la gâchette du destin
Qui montre la grande parade des balles traçantes
Devant les cils des yeux palestiniens qui brûlent en pleurant

Les directives sont issues du commandement replié dans la tente
Dressée sur les hauteurs des arrière-gardes du campement
Pendant que la chair à canon nettoie le cobalt de ses bottes
En ruminant des airs d’Ella Fitzgerald donnant du cœur à l’ouvrage
De la Soul à l’instruction en passant sous le viseur du feu ennemi

L’entraînement dans la salle d’armes où les escrimes sont capitonnées
Ne suffit pas pour dégoupiller la grenade avec les rameaux du fruit
Les pépins encombrent la route militaire où les décorations affleurent
Naissant dans le sang des morts kakis sous le reflet d’étain d’une breloque
Faite avec le plastic du C-4 récupéré dans l’armurerie où les sabres font le rang

Les tirs d’infanterie sont des piqûres de moustiques sur les blindés adverses
Qui rigolent en ayant le hoquet d’une salve d’artillerie à vingt-cinq millimètres
Poussant la toux grasse de quelques roquettes qui glairent sur les peaux déconfites
Le cœur à l’ouvrage et les genoux ouverts sur le champ de bataille céleste
Où se rencontrent Horatio Nelson et Spartacus qui conduit la révolte du Bounty

Une salve de tir à balles réelles puis les fantômes à blanc qui trompent les cibles
La sonnette d’alarme est tirée dans le mess qui croit encore à l’exercice d’alerte
Alors que plongent dans la baie les porte-avions sous la chape déjà rougeoyante
Qui missile le bruit même d’un lever du jour ensanglanté par l’aurore
De chaque côté de la coque qui chavire en perdant son tirant d’eau

Thursday, February 20, 2020

Qu'en moi Tokyo s'anonyme de Thibault Marthouret

Ayant édité de Thibault, "En perte impure" en 2013, je suis heureux de vous signaler la naissance de son blog qui porte le nom du titre d'un futur second recueil de poèmes.

Vous y retrouverez certains des poèmes, qui composent "Qu'en moi Tokyo s'anonyme", lus par leur auteur, avec la prise de son de Tana Barbier, ainsi que des photographies de Lisa Gervassi (et Jean-Sébastien Noël).

L'occasion pour certains des lecteurs de Thibault Marthouret de mesurer l'évolution entre "En perte impure" et "Qu'en moi Tokyo s'anonyme". Avec en point commun la perte, puis l'anonymat !

Ce blog, rendu vivant par la voix, est comme une invitation à partir loin de chez soi, et si possible à Tokyo. Pour l'embarquement, c'est ici.

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