Friday, December 31, 2021

Traction-brabant 87


C'est bizarre, quand je lis des poèmes traduits d'une autre langue en français, je me dis qu’ils sont meilleurs que les poèmes de mon pays. Est-ce une illusion d’optique ? Ça n’arrive pas toujours, bien sûr.
Cependant, la plupart du temps, les poèmes traduits de l’allemand, de l’anglais, de l’espagnol, du suédois, du moldave, du slovène, de l’hébreu, du chinois, de l’arabe, s’ils me paraissent moins poèmes que les poèmes écrits en français, me semblent paradoxalement plus poétiques.
À quoi ça tient donc ? C’est difficile à expliquer avec précision, mais j’ai tendance à les trouver, pour résumer, plus concrets. Plus immédiats. Par exemple, quand ce sont de jeunes poètes qui sont traduits, leurs textes sont plus sensibles à l’écologie (heureusement !) et décrivent le monde actuel. C’est logique, me direz-vous, sauf qu’en général, et à l’inverse, rien ne distingue l’écriture d’un jeune poète français de celle d’un vieux poète français. Bon, je reconnais que j’exagère…
Ou bien, les pays d’où les poèmes sont traduits sont des pays en guerre (je pense à l’Amérique latine). Et donc, ils parlent de choses cruciales. Par conséquent, la poésie devient une question de vie ou de mort.
Bref, quand je lis des poèmes traduits d’une langue étrangère, j’y vois plus clair.
Tandis que les poèmes écrits en français se caractérisent souvent par leur épure abstraite, leur description du monde totalement intemporelle, dans laquelle aucun mot barbare ou technique n’est admis. Il semblerait qu’ils tiennent à rester hors course par rapport à la réalité des choses.
On dirait qu’ils ronronnent dans leur perfection stylistique et formelle, ces poèmes, ou bien – c’est pire encore – qu’ils ne parlent que d’eux-mêmes : la poésie, le langage, comme s’ils étaient écrits dans un endroit où ne passent jamais de camions-bennes. Comme s’ils ignoraient ce qu’était une grue de chantier ou une déchetterie. Sauf exceptions, ils sont aussi très éloignés de l’oralité, des conversations du dehors.
Du coup, je me dis qu’on devrait, nous les poètes français, employer de temps à autre des mots comme grue, bennes, déchetterie etc. Et puis, pour les plus ambitieux d’entre nous, écrire nos poèmes dans une autre langue, et de préférence, tout en ne connaissant pas bien cette langue, avant de retraduire ou de faire retraduire nos poèmes en français. Ça resterait sûrement maladroit. Pourtant, contre toute attente, on parviendrait peut-être à écrire quelque chose qui ne soit pas de la garniture poétique, mais qui exprimerait un véritable état poétique.
Ça rajeunirait les cadres de l’intérieur ! 
P.M.

Numéro 86 de Traction-brabant


Le numéro 86 de "Traction-brabant" est vendu au prix de 2,60 €.

Pour plus de précisions, contact association le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Présentation

"TRACTION-BRABANT" (alias T-B pour les intimes) est un fanzine d'écriture, de poésie et autres textes courts, créé en janvier 2004 par Patrice MALTAVERNE (conception, écriture, choix et mise en page des textes) et Patrice VIGUES (illustrations).

"TRACTION-BRABANT" existe aussi et surtout sous sa version papier à une cent soixante-dizaine d'exemplaires par numéro. Le poézine est à parution aléatoire, quoique... si tous les deux trois mois, les combattants sont en forme, un nouveau numéro sort de leur tanière.

"TRACTION-BRABANT", aujourd'hui publié par l'association Le Citron Gare, ne demande aucune subvention, le poézine a juste pour but de faire circuler à son modeste niveau une poésie pas trop classique ni trop molle surtout, ainsi que de véhiculer certaines pistes de réflexion, sans pour autant qu'il ne soit tranché dans le vif.

Plus précisément, à l'origine, TRACTION-BRABANT est la contraction de traction avant, l'auto et de brabant double, la charrue à double soc. Cela montre avant tout notre nostalgie pour ces vieux objets mécaniques ainsi que notre méfiance par rapport à un progrès non mesuré...

Les auteurs (poètes, illustrateurs) présents dans "TRACTION-BRABANT" sont plus de cinq cents, d'après les dernières stats.

Ce blog a pour but de reproduire des extraits du zine sous sa version papier et de faire connaître davantage ce que nous faisons....

"TRACTION-BRABANT" s'efforce d'encourager ses participants à des échanges de textes et d'idées et pourquoi pas à de possibles rencontres.

S'il vous plait, n'envoyez jamais plus de 10 pages format A4 (en un seul fichier et format Open office ou Word, de préférence) si vous contactez le poézine, sinon, votre manuscrit ira direct à la poubelle virtuelle, mais la poubelle quand même ! Je n'ai pas besoin de lire des tonnes de pages d'un auteur pour savoir de quoi il en retourne !

P.M.

Contact pour l'association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Pas le bout du tunnel


De Laurène Duclaud (extrait de T-B 86)

Courir dans le noir
avec des millions d’autres


Assise sur une colline en béton
Avec l’ami que j’allais perdre en vieillissant
Nous regardions au loin le beau bateau sans pavillon
Être démantelé par des nouveaux nazis souriants,
Riches tueurs en cravate, aux dents d’argent.
C’était triste
Cette nuit allait encore être atroce
Et des humains usés, violés, trahis allaient se faire tuer.
Allaient ils devenir hystériques, animal piégé
Quand la Méditerranée les engouffrerait?

Un jeune couple qui “venait d’acheter”
arriva sur la colline pour arracher un des derniers arbres
pour le ramener chez eux.
On était tous très contents
Mon ami saigna du nez

On est encore resté là quelques années et puis on a bougé
On marchait dans des quartiers franchement très sécurisés
L’entre-soi, l’illusion -heureux-d’être née-      

On a croisé une manif pour tous
Alors on y est allé
Les gens y accusaient d’autres, des inconnus,
d’être le diable
Ils étaient très agressifs, et pas très cohérents
Mon ami a dit que c’était dieu qui Trancherait
Et on s’est tiré

On est passé voir la fille que je respectais, que j’aimais
Je la dégoûtais
Elle était en train de vomir d’avoir pensé à m’aimer
Je lui tendis un mouchoir mais j’étais transparente.
Mon ami a eu de la gêne pour moi, puis on s’est en allé.

Pour fêter ça, on est allé voir la destruction
De notre école d’enfance.
Les instit’ courageuses, les dames de cantine
Tout le monde était viré.
Le gardien bourru finirait à la rue quelques années plus tard

Ça nous avait ouvert l’appétit
On adorait manger bio
Mais comme nous voulions tous les 2 plein de cuisses de poulet
Gros appétit
Nous commandâmes le nouveau poulet sans os à 6 cuisses
Livré en 8 secondes par un homme-vélo très pro, très fatigué
Délicieux.
Mon cher ami s’est léché les babines
M’a serré la main sans me regarder il a dit
“On va progressivement ne plus jamais se voir”
Je ne l’ai pas vu partir

J’ai traîné encore quelques temps

C'était l'époque où l'on espérait tous secrètement
l'apocalypse douce ivre
Qu'on s'allonge dans l'herbe qui n'existe plus
et qu'on nous désactive 

Le blog de René-Ralf

Voilà un blog artistique complet : c'est celui de René-Ralf, qui comprend poèmes, nouvelles, articles, dessins, photographies, voire chroniques musicales ou sur des peintures.

Bref, la totale !

Si l'inspiration graphique et musicale serait plutôt rock and roll, les poèmes, eux sont plutôt intimistes, l'auteur n'hésitant pas à barrer certains mots et mettant en page ses textes dans le peu.

Cela donne du tranchant à ces textes qui gardent ainsi leur sensibilité intacte.

Pour aller voir René-Ralf (à vélo), c'est ici.

La dernière fois que je l'ai vu de Patrice VIGUES


Malta compil : 1999 (avec Windows media player)

Le poème qui suit a été écrit en 1999, à une époque moins cool que les autres qui n'étaient déjà pas trop des masses cool :

Amour piégé vert


Elle me disait
Il n’y a pas assez d’espaces verts ici
Comme si la tendresse
Etait une flamme au carreau
Qui nous réveille
Et attire les fantômes

Viens du bon côté des arbres
Me disait-elle
La solitude amoureuse
Salue encore du pied de sa statue.

Sur un accompagnement musical de Walibi : "Lost in space" (via Dogmazic)

De Josiane Gelot (extrait de T-B 61)

La vie
Perchée
A la pointe du bec
D’un moineau
Sur la balustrade
Fenêtre ouverte
Son chant traverse
Les murs
Il enfle
Les murs le portent
Alors j’ai peur
Que l’oiseau soit entré
Comme moi – avec moi
Qu’il soit là : chez moi !
Peur
Ensemble
Qu’on s’affole
Lui de moi – moi de lui,
Les murs
Fermés sur notre panique
Ma peur de l’avoir là
Perdu pris au piège
Peur la vie
A la pointe du bec
Peur
Il va crier
Gifler l’air sur ma tête…
- Allez savoir
(Cris de gorge
Battements d’ailes)
Ce qu’il restera de la vie

Quand je l’aurai chassée.

Traction-brabant 86


À force de prôner la parcimonie, le silence, la brièveté, bref, l’économie dans le poème, on en vient à faire du mal à l’idée de poésie. Ben oui, c’est vrai quoi ! Un mec qui en appelle à la surveillance du bien écrire vous colle des caméras dans la tête et peu à peu, ça rassemble aux centres villes d’aujourd’hui. Ainsi, faudrait se surveiller dans l’écriture comme dans la vie normale, pas dire trop de bêtises comme si on était des enfants. Au mieux, il y a du prof là-dedans, au pire, du flicage.
Avec un mec qui célèbre la rigueur dans le choix de ses mots, on en arrive vite à la rigueur économique. Faut limiter son nombre de mots et donc, pourquoi employer des gens quand on a n’a pas besoin d’autant de monde pour bosser ? Et ça c’est la suppression des emplois, comme on supprime les messages longs et inutiles, puisqu’on se situe d’emblée au bord du silence. Hélas, quelqu’un qui vous répond pas quand vous lui envoyez des poèmes, est-ce que vous pensez sérieusement qu’il parviendra à vous convaincre du fait que son silence est synonyme de sympathie ?
Somme toute, vous n’appartenez pas à cette bonne bande de la parcimonie. En fin de compte, vous voilà exclus de l’élite poétique parce que bon : faut pas déconner : vous aviez qu’à appliquer les bons préceptes… Ainsi, vous vous retrouvez parqués comme des gamins dans le mauvais ensemble : celui des non-admis, des refoulés, des recalés - de la bande de ceux qui se défoulent avec des images - des inconscients, des gens imprévoyants, en quelque sorte, des naïfs et des idiots. Ceux qui n’ont pas compris la vertu écologique des mots rares et choisis.
En prônant la parcimonie dans les poèmes, le silence, la brièveté, c’est finalement pas mal coller à l’époque. C’est refonder une morale dont je croyais qu’on était heureux de s’être débarrassés et donc correspondre à cette mode du soin hygiénique hypocrite (pas boire, pas fumer) dont la motivation n’est pas l’amour de son prochain, mais de faire faire des économies à la sécu, comme on ne laisse de la place qu’aux rares élus.
Je sais ce que vous pensez : j’exagère en liant la poésie au reste du monde. Mais d’abord, je trouve que c’est le propre du poète, d’exagérer, justement. Et je pense que ce truc d’économie est surtout une question d’ambiance générale.
Donc, à tout prendre, je préfère le souffle en poésie, car, même s’il y a eu des abus de lyrisme, celui-ci me paraît plus généreux que le vers écono(miqu)e qui finit par modifier notre perception des choses. À moins que je ne confonde cause et conséquence…
P.M.

Le blog de Corinne Le Lepvrier

Petite présentation du blog de Corinne Le Lepvrier, qui a pas mal publié ces dernières années, surtout en revues mais pas uniquement.

Ce blog se caractérise par la présentation de collages ou de photos, qui s'intercalent parfois entre les poèmes mis en ligne. Une très bonne idée pour agrémenter le lieu.
En parcourant le blog de Corinne Le Lepvrier, j'ai surtout apprécié la justesse des poèmes écrits sur la femme, leur exshaustivité. Plusieurs rôles sociaux sont envisagés, qui contribuent à un seul portrait.
Pour aller faire un tour, c'est ici !

De Sammy Sapin (extrait de T-B 64)

Pour le coming out je pense toujours à ma mère
Je voudrais savoir d’avance comment elle se tiendra
Si les pattes d’oie aux coins de ses yeux
Se fermeront comme un verrou
Si elle me dira : mon fils
Tu n’es plus mon fils
Si elle me prendra tout de même dans ses bras
En pleurant
Ou se laissera glisser doucement de sa chaise comme si
Je venais de lui décocher un carreau d’arbalète
En plein son cœur de vieille mère juive ;
Si elle dira : mon fils tu fais erreur
Tu te fais des idées
Tu ne peux pas être pédéraste
Puisque tu es mon fils
Si elle pleurera
Si elle mettra la tête dans le four en gémissant :
Mon fils, allume le gaz !
Ou si elle me pardonnera
Tous mes péchés
Parce que je suis son fils.
Pour mon père je sais d’avance :
Il se cachera derrière sa barbe indéchiffrable
Et il ne me parlera plus
Jusqu’à sa mort.

Purgatoire du quotidien de Cathy Garcia


Et pour en savoir plus sur les illustrations, la revue et les textes de Cathy Garcia, je vous propose de leur rendre visite :

De Lionel Mazari (extrait de T-B 29)

On nous a mis des lunettes barbelées,
non pour nous empêcher de voir
mais pour qu’on sache que nos regards sont
interdits.
Nos paroles ont été déformées,
on a cousu nos lèvres avec des élastiques
afin que nos sourires n’aillent pas trop loin.
Au fond de notre gorge étroite est une rivière
asséchée
où s’essoufflent les mots des autres.
Depuis qu’on nous travaille le corps,
nos cris se font aussi douloureux que la blessure.
Dedans, dehors, c’est toujours le même,
le mauvais côté de la grille ;
les forçats affranchis ont ôté leurs rayures.
Mais ils ont conservé l’uniforme
et se nomment apôtres de l’exil ;
la prison ouverte est leur église.
Dehors, dedans, où qu’elles aillent,
nos jambes sont des clôtures ;
à chaque fois qu’on s’éloigne, on parque.
Nos mains sont devenues des gants,
nos crasses de grands oiseaux effarouchés
qui prennent le ciel pour un avion fantôme.
Nous sommes libres, quelqu’un y veille ;
mais nous allons dormir entre des murs.
Notre sexe tombé sèche au grand jour ;
celui des filles a disparu
volé par des enfants qui partent naître ailleurs,
de vrais enfants
et non plus ces maladies qui nous poussaient dans
le ventre.

http://http://www.lionelmazari.org//

Pour une fois le fils est gentil, c'est qu'il vient d'étudier des belles lettres : illustration de Henri Cachau


Pour en savoir plus, contact : henricachau@free.fr

Le Raudi à Metz

Une fois n'est pas coutume. Je fais de la pub pour un site d'actualités culturelles messin. Il s'agit du Raudi, ou la culture autrement, comme c'est très bien résumé.

À côté de nombre de manifestations et d'initiatives locales présentées à la une, vous trouverez en cliquant sur le bandeau de droite un lexique messin. De quoi prendre son passeport et venir vivre en France de l'extérieur.

Vous verrez : on y arrive. J'en suis la preuve vivante ! 

À ne pas manquer également une belle série de contrepèteries messines...

Le Raudi, c'est ici.

Thursday, December 03, 2020

Incipits finissants (81)

Messieurs les Écrivains, nous connaissons votre maladie. Vous ne pouvez pas vous empêcher d’écrire et de publier, et cela ne vous procure aucun bonheur. C’est une maladie d’autant plus grave, que, le plus souvent, vous écrivez contre le monde. Et pendant que vous écrivez, le monde ne change pas. Et une fois que vous contemplez votre chef d’œuvre, votre petite vie n’a pas varié d’un iota. D’où ce typique effet dépressif, dû au fait de n’avoir pas pu accéder à la reconnaissance, toujours méritée de votre point de vue.
Cependant, nous avons des solutions pour vous guérir de votre dépendance.
Tout d’abord, il y a la méthode Rimbaud. Elle consiste à s’abrutir dans le travail pour ne plus avoir envie d’écrire. En effet, le sujet, épuisé par les heures qu’il passe à gagner sa vie, ne voit plus l’utilité de s’adonner à quelque chose d’aussi vain que la littérature. À cet égard, les sales boulots prenants et mal payés ne manquent pas. Depuis serveur jusqu’à chercheur d’or, en passant par salarié d’un centre d’appels. Attention, cependant, de maintenir la pression sur le malade. Par exemple, en mettant à sa disposition un téléphone portable ou une tablette, afin d’accélérer le processus de guérison.
Si cette méthode Rimbaud enregistre de bons résultats avec les plus jeunes, elle ne fonctionne pas avec leurs aînés, qui, dévorés par la couenne, refusent d’avancer, surtout avec une carotte brandie sous leur nez.
Heureusement, nous ne sommes pas démunis. Nous avons créé la méthode de la rentrée littéraire. Nous vous enfermons dans une pièce aveugle. Bien sûr, vous êtes privés de papier vierge et de crayon. Le but du jeu est de lire la totalité de la production de romans en France paraissant en septembre (équivalence poétique : tous les livres nouvellement édités en juin sur la place Saint-Sulpice). Il y a une dimension cannibale dans cette injonction. C’est pourquoi nous nous excusons par avance de vous demander de lire ce que vous avez pu écrire. Bien sûr, il y a autant de chefs d’œuvres que de nanars, sauf que les premiers ne sont pas plus connus que les seconds. Vous disposez de tout le temps nécessaire, à condition que ces livres soient tous lus. Sinon, le traitement ne sera pas efficace. Pour celles et ceux qui lisent trop vite, nous pouvons vous réserver, en plus, la production de la rentrée littéraire d’avant. À ce jour, notre réussite est parfaite. Nos patients ont cessé d’écrire, au minimum, tout le temps qu’ils ont lu. Et n’allez pas croire que ce retrait des écrivains a diminué le nombre de livres publiés. À présent, ce sont des robots qui écrivent vos textes…
P.M.

Wednesday, November 18, 2020

Le blog d'Antoine Maine

Ce blog, à suivre, regroupe les poèmes d'Antoine Maine. Derrière la diversité des formes (courtes ou moins courtes), semble se faire jour la préoccupation qu'a l'auteur de redonner du lyrisme à ce qui n'en a guère.

Le lyrisme, c'est bien quelque chose d'important qui n'est pas toujours au rendez-vous de tous les poèmes.

ça met de l'huile dans les rouages ! Et que diable, c'est bien de poésie qu'il s'agit ! Par ici, la poésie.

Monday, November 09, 2020

Sunday, November 01, 2020

Klimperei de Christophe Petchanatz

Le visiteur de "Klimperei" a accès à une grande partie des créations de Christophe Petchanatz, tant textuelles, que musicales (à travers "Madame Patate" et "Klimperei") ou vidéo.

Une bonne manière d'entrer dans ce blog touffu est de lire le générateur de formules (dans la rubrique "générateurs" : titres de journaux ("Paris-Match") , adages (avec des "dans" et des "comme"), etc.

Un bel exemple de création poétique (pas besoin d'écrire de longs poèmes rimés !) et, en même temps, une façon sympathique de se moquer des annonces qui n'annoncent rien. On en reçoit des pelles tous les jours qui se prennent au sérieux.

Pour aller y voir, c'est ici.

Blog Archive

About Me

My photo
Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins