Wednesday, June 29, 2022

De Riel Ouessen (extrait de T-B 91)

EN SEMBLE

Le temps n'a pas d'an
Prise sur nous
Le temps nous lèche la main

Je vermillonne ta lèvre
Pour la bonde et la danse
Je te chevales
Tu me portes de fond

Le fût en bleu, pour l'être de toi
Embruns
À langue sourde

J'étoffe ton ciel
Tu enlumines mon dais
Mes chairs, de vérité


Tiens-toi à l'impossible, comme si tu pouvais traquer tout ce que les yeux ont hué, les oreilles feutré, les langues déclenché, les mains foulé
Comme si tu pouvais traquer la montée, le frisson, l'amot et l'image
Juste ma main sur ton sexe
Comme si de rien n'était


La ramure, en violet, pour l'ultra
Vire qui bat ton flanc
Comme notre volte
En face à vers, Tu
L'envers, en vire-vire

Je ne suis pas au bois
Je m'enchâsse sur ta courtine
De caresses long cours en bruit de mur


Tiens-toi au frisson, comme si tu pouvais ameuter tout ce que tes yeux
feutrent, tes oreilles
débuchent, ta langue foule, tes mains huent
Comme si tu pouvais fouler l'image de ma main sur ton sexe
Comme si de rien n'était


J'ombre ton gourmand, pour voir
Je t'enchéris
Tapis
Je te relance
Parole
Je me rapproche
Jusqu'à comparaître devant ton sourire

Ta main passe

Je jaunis la grève
Pour cette plage perlée
Qui ourle ton bras
Pour cette plate langue
Qui s'autorise à piquer


Rends-toi à l'image, comme si tu pouvais monter mon sexe
Juste ta main sur mes yeux
Comme si rien n'était impossible


Je verdure ton front
Pour la profondeur de lame

Côte fauve, je te cintre
En tapinois
Côté court, tu me coulisses
De source

Je blanchis ce qui est sans
Coupable de givrer la mèche
Pour ce qui est sans
Cible
Pour ce qui est sans
Culotte
Pour qui sans

Pour qui monde ta verge
Au plus vif de ma combe

Comme je te vis
Rends-toi

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