Friday, February 26, 2021

Traction-brabant 70

C'est pas qu'on s'ennuie ici, les nanas mecs et on s'amuse même un max avec vous. Hélas, voici venu pour moi le moment de vous dire adieu. J'en ai trop marre des publications confidentielles qui se font avec d'autres copains mal rasés, entre deux pintes de bière. Moi, j'ai besoin du grand frisson, de la big classe, parisienne si possible. Je veux être publié par quelqu'un de digne : un machin tout ce qu'il y a de plus officiel, avec des responsables couronnés et galonnés, un site nickel chrome et discret, en noir et blanc avec de vrais têtes d'(h)auteurs dedans (polos gueules grises), paniers d'achat en douce, tirages d'exception, chroniques en VIP que dans les revues qui comptent aujourd'hui en France, vraies performances que dans les vrais lieux où ça se voit la Culture avec un grand C. Université minimum.
Mon envoi est prêt à être posté. A compter de ce jour, vous me reverrez plus... Marre de rigoler. Après vingt ans de bons et loyaux services, faut savoir penser à sa carrière.
Quand soudain... l'idée saugrenue me prend d'obéir aux recommandations des éditeurs que je convoite : lire ce qu’ils publient avant de m'adresser à eux. Je me rends donc face à leur devanture Internet, et voilà ce que j'y découvre : sans surprise, quelques extraits de poèmes du dernier recueil sorti :
« L’idéal est un chiffre
les courbes se diriment
dans un dire               ultime
c'est un nuage                                   qui flotte
une pluie        ici        qui impacte
                                               les alvéoles de l'être
l'air est dans la peau
peau                le miasme effleuré
sans visage                                        dans une trachée
                                    à la seconde
tremble sur la matière                      trouble
Je suis                                    celui qui voit
rien     qui là                                      dans l'anfractuosité
habite le cercle          de notre déchaînement (etc)"
Putain ! Que c'est beau ! Non, eh ben finalement, après réflexion, je crois que je pourrai jamais faire le malin, faute d’écrire quelque chose d'aussi balèze, à moins d'avoir un pistolet braqué sur la tempe. Je range donc mon enveloppe dans ma bibliothèque. Et pis j'oublie un peu tout ça, bouquins et discours vernis. Je reviens déconner avec vous, dans notre coin-coin. Promis juré, cette fois-ci, jusqu'à la mort.  
P.M.

Numéro 92 de Traction-brabant

 


Le numéro 92 de "Traction-brabant" est vendu au prix de 2,60 €.

Pour plus de précisions, contact association le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Présentation

"TRACTION-BRABANT" (alias T-B pour les intimes) est un fanzine d'écriture, de poésie et autres textes courts, créé en janvier 2004 par Patrice MALTAVERNE (conception, écriture, choix et mise en page des textes) et Patrice VIGUES (illustrations).

"TRACTION-BRABANT" existe aussi et surtout sous sa version papier à une cent soixante-dizaine d'exemplaires par numéro. Le poézine est à parution aléatoire, quoique... si tous les deux trois mois, les combattants sont en forme, un nouveau numéro sort de leur tanière.

"TRACTION-BRABANT", aujourd'hui publié par l'association Le Citron Gare, ne demande aucune subvention, le poézine a juste pour but de faire circuler à son modeste niveau une poésie pas trop classique ni trop molle surtout, ainsi que de véhiculer certaines pistes de réflexion, sans pour autant qu'il ne soit tranché dans le vif.

Plus précisément, à l'origine, TRACTION-BRABANT est la contraction de traction avant, l'auto et de brabant double, la charrue à double soc. Cela montre avant tout notre nostalgie pour ces vieux objets mécaniques ainsi que notre méfiance par rapport à un progrès non mesuré...

Les auteurs (poètes, illustrateurs) présents dans "TRACTION-BRABANT" sont plus de cinq cents, d'après les dernières stats.

Ce blog a pour but de reproduire des extraits du zine sous sa version papier et de faire connaître davantage ce que nous faisons....

"TRACTION-BRABANT" s'efforce d'encourager ses participants à des échanges de textes et d'idées et pourquoi pas à de possibles rencontres.

S'il vous plait, n'envoyez jamais plus de 10 pages format A4 (en un seul fichier et format Open office ou Word, de préférence) si vous contactez le poézine, sinon, votre manuscrit ira direct à la poubelle virtuelle, mais la poubelle quand même ! Je n'ai pas besoin de lire des tonnes de pages d'un auteur pour savoir de quoi il en retourne !

P.M.

Contact pour l'association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

On fait le point calmement avant de s'énerver

De Richard Roos-Weil (extrait de T-B 86)

Arriverons-nous bientôt ?

Un homme enfonce sa tête
Sous une cape noire
Il craint qu’elle ne chancelle
Et qu’il faille la ramasser
La tenir comme une offrande
Il faut aller vite et esquisser
Ces scènes
Ces signes qui s’effacent

Le blog littéraire de Christian Cottet-Émard

Je découvre à l'instant ce blog qui fait ambiance. Ambiance de style. C'est celui de Christian Cottet-Émard. 

Le lecteur curieux y trouvera des aphorismes bien tournés ou bien sentis, comme vous voulez qu'on dise, ainsi que des réflexions sur l'écriture poétique, extraits de journal. Bref, cette publication porte bien son titre de "blog littéraire".

Je précise que les articles sont entrecoupés de belles photos, offrant leur indispensable respiration.

C'est ici, tout simplement.


Le grand plongeon, de Patrice VIGUES


 

Malta compil 2016 : "Vous savez ce qu'est la politesse à ce stop..." (avec Windows Media Player)

Ce n'est pas encore durant l'année 2016 qu'on rigolera, je vous préviens.

Voici un poème inédit extrait de "Réflexe criminel" :

Vous savez ce qu'est la politesse à ce stop
Je lui ai souhaité un bon week-end sans penser
À demain ou seulement à une soirée avec les copains
Il n'y avait rien d'anormal hormis quelques maisons
Le protégeant d'un vent d'automne un peu fort
Mais jamais il ne me serait venu à l'idée
Que je ne le reverrai plus ou alors de manière
Fugitive juste avant un vol de papillon comme une pureté
Voyante au regard du modèle de panneaux rouillés en vogue
Sur cette route où son corps a été découvert après

Et pour l'adaptation musicale, c'est ici (avec un titre de *Hiryu, intitulé "Box of beeps", importé de Dogmazic, site de musique sous licence libre, https://www.dogmazic.net/).

De Vincent Galois (extrait de T-B 87)

Le bain


C'est de l'eau qui va et vient
un océan dans ma baignoire
des nageoires bleues
striées de veines
qui sont mes pieds
s'agitent sous l'écume
et la brume de chaleur

Et puis il y a le corps
tout entier
immergé
qui entre
et qui sort
la tête
qui cherche (encore)
à revenir


dans la matrice
en manque d'avortements

Sitaudis

Le site Sitaudis, animé par Pierre Le Pillouer, regroupe différents chapitres, qui ont pour noms "Parutions", "Incitations", "Poèmes et fictions", "Apparitions", "Célébrations" et "Prescriptions".

Pour résumer les choses, ce site contient à la fois des des poèmes ou textes en prose, mais également des des chroniques de livres et des textes théoriques sur la poésie, le tout rédigé par les nombreux collaborateurs du site.

Résolument ancré dans la poésie d'aujourd'hui, Sitaudis constitue une porte d'entrée possible pour celles et ceux qui souhaitent se tenir de ce qui s'écrit de moderne dans ce domaine.

Sitaudis, sitôt fait, c'est ici.

Image de Pierre Vella

 


De Riel Ouessen (extrait de T-B 91)

EN SEMBLE

Le temps n'a pas d'an
Prise sur nous
Le temps nous lèche la main

Je vermillonne ta lèvre
Pour la bonde et la danse
Je te chevales
Tu me portes de fond

Le fût en bleu, pour l'être de toi
Embruns
À langue sourde

J'étoffe ton ciel
Tu enlumines mon dais
Mes chairs, de vérité


Tiens-toi à l'impossible, comme si tu pouvais traquer tout ce que les yeux ont hué, les oreilles feutré, les langues déclenché, les mains foulé
Comme si tu pouvais traquer la montée, le frisson, l'amot et l'image
Juste ma main sur ton sexe
Comme si de rien n'était


La ramure, en violet, pour l'ultra
Vire qui bat ton flanc
Comme notre volte
En face à vers, Tu
L'envers, en vire-vire

Je ne suis pas au bois
Je m'enchâsse sur ta courtine
De caresses long cours en bruit de mur


Tiens-toi au frisson, comme si tu pouvais ameuter tout ce que tes yeux
feutrent, tes oreilles
débuchent, ta langue foule, tes mains huent
Comme si tu pouvais fouler l'image de ma main sur ton sexe
Comme si de rien n'était


J'ombre ton gourmand, pour voir
Je t'enchéris
Tapis
Je te relance
Parole
Je me rapproche
Jusqu'à comparaître devant ton sourire

Ta main passe

Je jaunis la grève
Pour cette plage perlée
Qui ourle ton bras
Pour cette plate langue
Qui s'autorise à piquer


Rends-toi à l'image, comme si tu pouvais monter mon sexe
Juste ta main sur mes yeux
Comme si rien n'était impossible


Je verdure ton front
Pour la profondeur de lame

Côte fauve, je te cintre
En tapinois
Côté court, tu me coulisses
De source

Je blanchis ce qui est sans
Coupable de givrer la mèche
Pour ce qui est sans
Cible
Pour ce qui est sans
Culotte
Pour qui sans

Pour qui monde ta verge
Au plus vif de ma combe

Comme je te vis
Rends-toi

Clown 23 : illustration de Henri Cachau

Et pour en savoir plus, contact : henricachau@free.fr

De Christine Bouchut (extrait de T-B 92)

 
Même pas
 
Ce week-end
j'ai
couché
un type
je ne sais même pas
son nom
c'est bien
parfois
ces échanges de fluides
sans nom.
 
C'était comme
consoler le corps
il n'en fallait pas plus
il n'a rien
tenté.
 
Sans partage
on s'est caressés
ou plutôt
on s'est
branlés.
 
Orgasmes différés
chacun son tour
plusieurs fois
 
il a dit : fais-moi jouir
il a dit aussi
j'aime te faire jouir
c'est tout.
On n'a pas fait l'amour
ni couché
en fait loin du lit
dans le salon
ça faisait plus
d'options.
 
On dira une fille libre
de brève joie.

Incipits finissants (86)


Il y a la plupart des personnes, les vrais sages, qui ne recherchent pas de reconnaissance sociale au-delà de leur famille et de quelques amis.
Il y a les trous du cul (hommes politiques, footballeurs, et autres stars) qui veulent argent et pouvoir. Ça permet de vivre largement, et même si c’est du toc, voilà au moins du tangible. Pourvu que ça dure pour eux !
Et puis, il y a les (h)auteurs, et tout particulièrement ceux de la famille poétique, sorte de troisième sexe porteur de constats sidérants. Car, à la fin comme au début de leur histoire, leur seule héroïne sera la solitude.
En effet, celles et ceux-là se battent pour être les premiers de cordées de 0 et des poussières d’un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros, qui représente 0,3% des exemplaires de livres vendus (en 2013, source Challenges), en comptant la poésie avec le théâtre et, par la même occasion, les poètes morts depuis 600 ans.  
Ah, sûr que ça vaut le coup d’écraser les copains de son indifférence ! Bon d’accord, il y a pas que l’argent. Il y a aussi la reconnaissance sociale. Mais justement, ça tombe bien, elle existe pas, au-delà de ce qu’elle rapporterait si l’on jouait à la baballe dans le club de foot local. Donc, on pourrait croire qu’ils vont laisser tomber la partie, les poètes. Eh ben non ! Contre toute logique, ils préfèrent continuer à croire en la puissance de portée de leur ego, sans d’ailleurs remuer un coin de paupière, pour les meilleurs d’entre eux, afin d’assurer la diffusion de leurs textes, qui passent donc totalement inaperçus, comme s’ils n’avaient jamais été publiés ! Mais ça ne fait rien. À leurs yeux, leur égo triomphera de toutes les difficultés, grâce à cette arme de destruction massive de la réalité, alimentant le mythe de la célébrité instantanée : leur nom sur la couverture d’un bouquin.
Et si par aventure, on pousse la curiosité jusqu’à en ouvrir les pages, on y lira un ensemble de mots inintelligibles, dont le seul intérêt, invisible d’emblée, est d’être les leurs. Ivresse solitaire qui fonctionne toujours, les (h)auteurs n’ayant pas besoin d’un casque pour écouter leur rengaine en stéréo. Ils se regardent dans un miroir et n’y découvrent pas même un Narcisse trop beau. Ils ne voient que des pages dégageant des hologrammes en relief de leurs mots. Et au milieu du silence des autres, ça fait un boucan d’enfer ! Essayez de leur dire que c’est du pipeau, ils vous haïront ! Bande d’cons, va ! Ou alors, c’est qu’ils s’ennuient vraiment dans la vie !           
P.M.

Le Raudi à Metz

Une fois n'est pas coutume. Je fais de la pub pour un site d'actualités culturelles messin. Il s'agit du Raudi, ou la culture autrement, comme c'est très bien résumé.

À côté de nombre de manifestations et d'initiatives locales présentées à la une, vous trouverez en cliquant sur le bandeau de droite un lexique messin. De quoi prendre son passeport et venir vivre en France de l'extérieur.

Vous verrez : on y arrive. J'en suis la preuve vivante ! 

À ne pas manquer également une belle série de contrepèteries messines...

Le Raudi, c'est ici.

Saturday, February 20, 2021

De Basile Rouchin (extrait de T-B 37)

Passage en caisse
Main de papa poule
Signe la facture :
On quitte magasins, cabines et caddies.

En chemin,
Le petit joue à la console,
Sa soeur allume son baladeur dernier cri,
Mes nouveaux dessous couvent des promesses...

Main de père tranquille
Rivée au volant,
Entame une manoeuvre.

Retour au foyer : Main de propriétaire
Nerveusement cherche ses clefs.

Claquement de portes.
Pater inhospitalier : tu te découvres.
Me mater ?

Pas le temps de me changer.
Main d'époux assure la distribution,
Saigne mon corps,
Code barre ma peau

Et j'encaisse par amour des marques

Wednesday, February 17, 2021

De Beb Kabahn et en son hommage (extrait de T-B 24)

Quoi de plus nyctalope
Qu’un fou furieux de lycanthrope
Courant cul nu hors des fossés
Enjambant stères et marais ?
Hein ?

Moi ! sous la hutte recouverte
Accroupie les mains dans le tertre
Sillonnant la structure complexe
Mouvant pour moi son arc convexe
Et ses polygones multiples
Comme autant de cristaux de givre
L’ADN capte le périple
La conscience humaine en dérive
Et la splendeur de la vie même
Stupéfiante beauté du monde
Et ses murmures de je t’aime
Comme mon ventre elle est bien ronde
La Mère Terre qui nous abonde
Que nous foulons à pieds chaussés
Que nous avons violée, rossée
De coups bas et d’égocentrisme
Loin de nous tout antispécisme
Plutôt croquer nos frères sauvages
Et nous accrocher au mirage
D’une consommation à outrance
Nos seuls chemins d’outrecuidance.

Et si ma mère me caressait
Lui arracherai-je les seins
Pour faire des objets délaissés
Servant tout juste de coussins ?
Ou pour recouvrir mon volant
Du cuir de sa peau tannée
Histoire d’un confort indigent
Conçu pour plaire et pavaner
Devant qui ?
D’autres matricides suspects
A écarter les branches de nos bras
Pour en faire un feu de joie misérable
Quand il suffisait d’un câlin
Que nous cherchions et qui était là
Depuis toujours et à jamais
Juste derrière la cloison
Dont nous avions perdu la porte
Trop occupés à péter le mur
Pour se croire libre alors qu’on l’est
Seulement pousser la poignée.

Sunday, February 14, 2021

Incipits finissants (72)

Lutter contre le temps qui passe, c'est un enjeu capital, y compris lorsque l'on n'est pas poète.
À cet égard, je croyais avoir trouvé la bonne combine, profitant d'une opportunité automnale. En effet, comme chaque année, à la fin octobre, nous avions reçu l'ordre de reculer d'une heure nos pendules. Du coup, j'en profitai pour me lever une heure plus tôt afin de parvenir à finir ce que j'avais à faire.
C'est génial, ce changement d'heure. Cela nous permet de jouer avec le temps comme nous le voulons. Par ce biais, nous sommes les seuls maîtres à bord. À cette occasion, je réalisai que les heures n'étaient pas seulement des fuseaux, mais également des jauges de vie comme d'essence, dont l'on pouvait user sans modération.
Hélas, au bout de quelques jours, le temps me rattrapa, et avec lui, son manque. Comme s'il s'agissait d'une drogue prégnante, malgré son invisibilité.
Après avoir hésité quelques instants, je résolus de retarder ma montre, disposant de nouveau d'une heure psychologique de plus pour vaquer à mes occupations. En effet, l'activité professionnelle indépendante que j'exerçais ne m'obligeait pas à vivre, pour l'essentiel, au même rythme que nombre d'humains. Je n'avais pas d'autre obligation que d'effectuer mon travail, et ce, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Au début, cela fonctionna très bien. J'étais toujours en avance sur mon programme. Cependant, il fallait prendre garde à ne pas oublier que l'horloge de mes congénères était une h + 1. Et à cause de cette petite heure de plus où je me devais de rester les yeux ouverts, j'avais l'impression de faire le grand écart.
À peine deux semaines plus tard, ce qui devait m'arriver m'arriva : je m'endormis au beau milieu de l'après-midi, ratant la signature d'un marché important, et me réveillant à une heure qui m'était devenue étrangère. Le temps m'avait une fois de plus érodé. Qu'à cela ne tienne ! Je décidai de reculer mon horloge d'une heure à chaque fois que je me sentais en retard. Au bout d'un moment, je me retrouvai tout seul sur une île déserte, mi-allumée, mi-éteinte, ne sachant plus comment vivaient les autres hommes. Et c'est comme ça qu'un matin, je crus avoir deux minutes d'avance sur le corbillard qui m'embarquait pour le paradis... En fait, c'était juste le bus qui me remmenait au boulot.  
P.M.

Thursday, February 11, 2021

D'Eric Savina (extrait de T-B 15)

INCERTAIN CARNET DE BALLES

Un paquet d'années derrière moi
Peu d'échecs, davantage de réussites
Et pourtant cela ne me convient pas
Je suis éternellement insatisfait
Patchwork assez étrange
Kaléidoscope au microscope
Que parfois j'essaie d'analyser
Pas grand-chose à prouver
Ou bien à découvrir
Tout simplement plus d'envie
Alors je prends un peu de recul
Pourquoi ne pas envoyer tout valser
Du style et du sang-froid
Je me mets à l'aise
Et je me tire une balle dans la tête
Demain...

Traction-brabant 70

C'est pas qu'on s'ennuie ici, les nanas mecs et on s'amuse même un max avec vous. Hélas, voici venu pour moi le moment de v...