Thursday, June 28, 2007

Traction-brabant 7

Amis poètes, depuis la dernière fois, j’ai bien réfléchi et j’en suis arrivé à la conclusion suivante : la poésie n’est pas chose marrante, ou si vous voulez, qui doit être prise à la légère. Déjà que nous ne sommes pas en vie pour rigoler ! Hé oui y a des moments où faut se serrer la ceinture à cause des nouilles ! Avec la poésie, pareil ! Ainsi, dorénavant, je n’accueillerai au sein du revzine « Traction-Brabant » que les textes accompagnés d’une lettre dithyrambique adressée au directeur de la revue. Vous comprenez ? La poésie n’est pas chose marrante et faut se serrer la ceinture, pas les chevilles. Il serait souhaitable également que cette lettre soit accompagnée d’une petit cadeau offert au PDG de « Traction-Brabant ». Ce n’est pas pour rire, croyez moi, mais plutôt pour compenser les nombreuses fatigues du personnel poétique et payer les étrennes au gamin. En ce qui concerne le contenu du poème, on s’arrangera entre gens avertis. Cependant, il est recommandé que les hoeuvres envoyées ne contiennent pas un mot plus haut que l’autre. Sinon, amis poètes, si vous commencez à dire la vérité, comment pourrez-vous être pris au sérieux ? Non, la poésie n’est pas chose marrante. Il faut le faire comprendre aux étrangers qui devront, pour pénétrer dans l’antre d’icelle, accomplir pénitences et dons de soi, en argent liquide, scriptural ou par carte bancaire, merci. A défaut, une caisse de champagne suffira pour lire les pohèmes. Comme, je vous le rappelle, la poésie n’est pas chose marrante, mais bien plutôt hyper sérieuse, qui ne saurait donc succomber aux sirènes du réalisme, hormis l’économique. Les thèmes dont il sera question seront les suivants : les quatre saisons, même dans le désordre, sujet libre, la faune de Bretagne, le lapin au chocolat, le haïku à douze pieds, sujets imposés. Si ce que je vous dis, là maintenant, vous prend la tête, c’est normal… Je voulais juste vous endormir pour que vous n’ayez pas à affronter la suite de nos horreurs quotidiennes. P.M.

3 comments:

Marlene said...

Bien joué !
Ca a fonctionné : le temps d'une lecture-sourire j'ai oublié la grisaille du dehors.
Et le sourire du lundi-matin-chagrin est incontestablement le meilleur :-)
A bientôt,
Marlene

Anonymous said...

la grisaille du dehors...Sous ses dehors de grisaille la grisaille a son charme.
En ce qui concerne le lundi matin, j'attends vendredi soir, c'est le sourire-bras-d'honneur mais sans faire le malin (il y a au moins cinq lundis dans une semaine de corvéable)

Fabrice

Anonymous said...

Hello. And Bye.

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins