Tuesday, July 05, 2016

Malta compil : 1995 (avec Windows media player)

Pour continuer dans le désespoir cette séquence nostalgie, ce poème daté de 1995 "Le tête à queue de la jeunesse posthume", sur un accompagnement sonore de Boostie "Because we love this" :

Nous sommes dans le vieux printemps du corps
Sans autre vie que celle-ci
Droits devant elle
Après le vent de terre qui l'a conclue

Pas de fenêtres ouvertes sur le vide

Sait-on ce qui viendrait nous prendre
Comme une révélation trop légère ?

D'ailleurs ce n'est pas d'aujourd'hui
Qu'en se mordant la queue
Les héros souffrent avec élégance

Le bon vent de l'avoine dépouille la chair de leurs os
Sur la face cachée des villes

Très vite plus vite encore que dans la bouche
Les mots s'effacent pour la danse finale

Ils courent dans le jardin
A la lune incorruptible

1 comment:

Anonymous said...

Pour être honnête –au moins avec moi-même (et non pas soi-même), je dirais (et non pas je dirai) que mon désespoir me désespère moins que l'espoir des autres. D'ailleurs je me noie de désespoir pour ne plus entendre cet espoir désespérant obligatoire que relaient parfois –et mille fois hélas, des poètes accidentés du terroir –ceux qui voient encore des saisons, des sources, des amours –même à Verdun ceux-là nous auraient vanté combien est délicieuse la rencontre des saucisses avec le gaz moutarde!

Fabrice

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins