Monday, October 15, 2007

D'Arnaud Martin (extrait de T-B 44)

IV

Arrivé en silence, inattendu,
il.
Appuyant l'extrémité de son index sur mon front puis,
l'éloignant : le sang jaillit comme d'une source,
criblant la peau blanche de mes mains de
brillantes
tâches
rouges,
ruisselant sur mes yeux
aveuglés.

« Approche-toi,
blesse-moi, décale-toi d'un pas
en arrière et
vois : le sang macule, obscurcit nos
mains, nos
yeux. »

Personne ne comprenait — mais toi, tu comprends.
Personne ne savait — mais toi, tu sais.

« De l'obscurité, la source.
De la source, la lumière.
De la lumière, l'obscurité. » — disais-, dis-
tu.

Extrait de « Coupures »

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins