Monday, December 31, 2018

De Stéphane Poürri (extrait de T-B 63)

DUNKELHEIT

Chaque nuit, je suis terrassé par la même lumière
froide, percé par le même hurlement.
Accusateur, accusé. L'horreur et l'extase de la vie
piquent toujours plus profond. Las de courir m'oublier
dans la foule, je ne profite plus des beautés du
paysage. Je marche à reculons vers les regrets
lointains, craignant de ne plus pouvoir me supporter.
Pénitence, continence, obéissance et ruine de la
conscience. Chaque fantasme est une faute.
Laisse moi dormir, s'il te plaît.
Laisse moi seul.

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins