Thursday, August 04, 2011

De François Gorin-Camard (extrait de T-B 4)

Elle viendra me voir avec son sourire attendrissant
En me regardant elle semblera me dire regarde je me suis fait belle
pour toi
Je ne pourrai m’empêcher d’être attendri mais d’un attendrissement
détaché
Je semblerai sourire mais il y aura quelque chose au fond de mon oeil
Et elle le remarquera
Elle me dira chéri tu es sombre il y a toujours quelque chose qui ne
va pas mais je t’aime
J’aimerais pouvoir lui dire que au lieu de respecter une image avec
rouge à lèvres et maquillage
Et puis tous ces magazines de mode avec ces habits si lointains
Que j’aimerais tellement qu’elle garde ce côté sauvage
Qu’elle ne passe pas une heure devant sa glace et qu’au contraire
5 minutes donne un imprévu
et puis qu’elle pense au pommier en Bretagne– à la tulipe en Hollande–
et à la grue en Afrique du Sud
j’aimerais tellement qu’elle ait cela et qu’elle arrive avec les
cheveux au vent et l’odeur de fraises dans la bouche


(Extrait de « L’Epée »)

3 comments:

Anonymous said...

Votre écriture est bouleversante, si précise, si fine, si émouvante. Vous donnez à votre texte un mouvement qui prend de l'élan et le faites scintiller de sept voeux : qu'elle devrait préserver son côté sauvage ; s'apprêter en 5 minutes qui donnent l'imprévu ; qu’elle pense au pommier en Bretagne–; à la tulipe en Hollande– ;
à la grue en Afrique du Sud ; qu'elle ait ses cheuveux au vent ; et une odeur de fraise dans la bouche.

Vous êtes d'une poésie rare, précieuse et exceptionnelle.

Vos mots d'amour sont tout simplement beaux(parce que vous parlez d'amour n'est ce pas ?)

Lucie

http://lucieferraille.hautetfort.com

MNN said...

!!! :)

Anonymous said...

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins