Saturday, May 04, 2013

De Yves Plamont (extrait de T-B 23)

Les chiens enragés :

Un jour quelqu’un frappa à ma porte
J’allai ouvrir
Dehors, personne…

Personne ne me connaissait
Je n’avais pas d’amis ni de connaissances
J’étais seul, vivais seul, écrivais seul, dormais seul…

Aujourd’hui encore je me demande pourquoi a frappé à la porte
ce jour là ?

On ne fréquente pas la solitude et l’ostracisme
Les gens ont peur de vivre seuls
A vivre en solitaire on y prend trop vite goût
Tout comme pour les dérives de la vie, on peut mourir d’overdose
de solitude.
Ça vient un jour où il fait plus gris que d’habitude…

On oublie de respirer et on se couche sur le sofa pour faire le vide
autour de soi
C’est amusant comme le vide se nourrit du vide.
A défaut de succomber de solitude
On en viendrait presque à s’inventer une existence de débauché
mondain…

Le Beau que l’on invite pour aimanter les jolies filles et les
garçons attirants…

Et puis, on oublie
On s’oublie et quand on se réveille
On a oublié de faire le vide autour de soi
On est le vide…

Torchon inusable sur qui les invités au grand bal des hypocrites
frottent leurs godasses cirées
aux semelles garnies de merde de chien ramassée sur le trottoir
du voisin.

1 comment:

Marin Favre said...

J'aime beaucoup celui-ci, très fort.

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins