Wednesday, December 04, 2013

De Denis Parmain (extrait de T-B 46)

Dans le train qui porte
le corps au bout du quai,
y'a deux regards possibles,
le bon et le mauvais.
La tête de ton voisin,
la pluie qui tétarde
en gouttes le carreau,
l'avenir qui ne s'annonce pas ...
Moi, je regarde à la vitre
défiler la belle campagne,
un doux village que berce
plus loin un rang de peupliers,
qui coiffe les nuages,
et passe dans mon regard
jusqu'au long de la tendre rivière
en broussailles bordée,
dans la caresse de son reflet céleste.
Ainsi file au train
le grand paysage
dans le beau printemps
encore de ma vie.
De ville en ville,
d'une île à l'autre,
du beau soleil aux grises pluies,
ma léthargie ferroviaire
comme la vie m'amnésie,
heureusement.
Ne plus savoir l'ultime contrée
à la gare d'arrivée
le pas sur le quai du départ ...

No comments:

Blog Archive

About Me

My photo
Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins