Wednesday, March 10, 2010

De Fabien Drouet (extrait de T-B 51)

Necro-thèque


Ils pendent les cadavres aux buildings les ruines
Marionnettes exquises au rythme monochrome
A la vue de la ville leur vent fouille les foules
Et les passants trébuchent sans s’en apercevoir

Au bout là-bas la houle la brise déroule
Des planètes sans bruit que nos songes maquillent
Là des oiseaux à bec offrent des nécro-thèques
Aux regards évidés les raisons de régner

Ils brandissent la menace nous encrassent Hélas! Nos hélices se lacent
Et les cieux se prélassent

Ces dieux sont laissés faire aller saler l’errance
De leurs dents aiguisées décharner la lumière
Et déguisés en transe hypnotisent les sens

Le sang mouille les foules
Et les passants se guettent

Ils brandissent la menace nous encrassent Hélas! Nos hélices se lacent
Et les cieux se prélassent

A nous le feu du nombre et l’appétit de crimes
A nous les bras dans l’ombre d’atteindre les cimes
Brouiller les codes civils et brûler des bastilles
Et les passants trébuchent sans s’en apercevoir

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins